Hier, le collectif Ouvrons les portes a été reçu par l’équipe de direction et l’équipe pédagogique du lycée d’Etat « Résidence Jean Zay » dit Foyer des Lycéennes.
Mme le proviseur, Françoise Leblond nous a fait rencontrer les deux CPE avec lesquelles elle travaille, ainsi que les deux documentalistes en charge du CDI. Nous avons pu également visiter l’établissement.
Il y a une semaine nous avons réuni à l’ENS les différents acteurs qui ont un rôle à jouer pour mettre fin à la non mixité de certains internats de lycées avec CPGE en région Ile de France. Nous avons concentré notre action sur la région IDF où se trouvent l’essentiel des lycées à internat non mixte. Pour autant nous veillerons à ce que la situation évolue partout en France.
Question de Jean Luc Mélenchon et réponse du ministère de l’Education nationale : http://www.senat.fr/questions/base/2005/qSEQ051019861.html
Encore une fois, la question de la mise en mixité n’est pas décorrélée de l’agrandissement des internats… Or comme agrandir les internats est très couteux, cela prend du temps…
Et entre temps… pas de mixité, mais les éternelles solutions alternatives (utiles, mais pas suffisantes!)
Livio
Un peu loin de là où on organise, je me suis demandé comment je pouvais contribuer à l’action du collectif Ouvrons les Portes.
J’ai donc entrepris d’étudier l’impact de l’internat sur les études. J’ai écrit à la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Performance et la Prospective) pour obtenir des données notamment sur les résultats aux concours en fonction de la présence en internat, et sur le choix d’orientation en fonction de la possibilité d’avoir un internat.
Dans le Monde d’aujourd’hui : « La commission Juppé-Rocard propose de confier 200 millions d’euros à l’Agence nationale de renouvellement urbain pour financer 5 000 places d’internat pour le secondaire, mais aussi 15 000 places au bénéfice des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles, ainsi que 5 000 places pour des « internats de ville » communs à plusieurs établissements supérieurs. Cinquante millions d’euros sont également prévus pour financer des animateurs afin d’assurer le fonctionnement de ces internats. »
Lundi 16 novembre, la région Ile de France a réuni l’ensemble des proviseurs et personnels de direction des lycées qui se trouvent sur son territoire. A cette occasion Jean Paul Huchon, président de la région, a rappelé l’engagement considérable de la région IDF pour améliorer les conditions d’enseignement dans les lycées, renforcer la formation des jeunes franciliens et lutter contre les discriminations.
Le proviseur de Stanislas refuse de participer à notre réunion de concertation avec tous les acteurs impliqués ! Selon lui cela ne le concerne pas, car il est un établissement privé.
Après demande de notre part, il n’a pas souhaité nous donner les raisons pour lesquelles son internat n’est pas ouvert aux filles.
Cher Monsieur le proviseur de Stanislas permettez-moi de vous rappeler que les faits de discrimination s’appliquent aussi aux établissements privés. Nous sommes choqués par votre refus et ne pensez pas que nous en resterons là…
Leïla Perié
Le 17 Novembre après-midi, à l’Ecole Normale Supérieure, le collectif Ouvrons les portes organisera une rencontre avec tous les acteurs impliqués dans la décision d’assurer la mixité dans les lycées parisiens dotés de classes préparatoires : proviseurs (anciens et en exercice), CROUS de Paris, Ville de Paris, Région Ile-de-France, Rectorat de Paris, foyers de lycéennes, etc.
Comme a pu l’indiquer un article paru dans le Parisien, les élus du Conseil de Paris ont demandé à l’unanimité qu’au nom du principe de mixité, tous les internats de lycées parisiens destinés aux étudiants en classes préparatoires soient ouverts aux jeunes filles. Voici le voeu présenté par Jean-Louis MISSIKA, Anne HIDALGO, Fatima LALEM et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés.
Notre campagne a débuté du fait que l’une de nos Science Ac, en CPGE à Henri IV, n’avait pas eu accès à l’internat de ce lycée. Pour autant, dès le début nous nous sommes efforcés d’élargir la campagne à tous les lycées avec CPGE et internat non mixte. Même si la presse interroge souvent M. Corre à cause de la renommée d’Henri IV, n’oublions pas que les lycées Jean Baptiste Say, Chaptal, Janson de Sailly, Stanislas et bien autres sont tout aussi fautifs !




