Ouvrons les portes !
Pour un accès des filles à TOUS les internats de prépa
16
déc.
2009
0 comm.

C’est avec grand plaisir qu’au collectif Ouvrons Les Portes nous avons appris le soutien du président de la région Ile-de-France, M. Jean-Paul Huchon, à notre initiative. En effet, dans une lettre adressée au recteur de l’Académie de Paris, M. Patrick Gérard, il y a quelques semaines, M. Huchon déclare s’être « clairement prononcé pour l’ouverture aux jeunes filles de tous les internats ». M. Huchon annonce ensuite au recteur que des employés de la Région « se rendront dans les établissements concernés afin d’évaluer les travaux d’adaptation nécessaires ».

Lors de la réunion que le collectif a organisé le 17 novembre dernier, les proviseurs présents nous avaient dit qu’ils n’étaient pas libres de prendre toutes les décisions et qu’ils devaient parfois s’en remettre à leur supérieur hiérarchique. A ce propos, il est intéressant de noter que M. Huchon enjoint vivement celui-ci de donner aux Proviseurs « les instructions nécessaires au rétablissement, lorsque cela est nécessaire, du principe d’égalité entre les genres ».

Nous ne pouvons donc que nous féliciter, et les proviseurs d’internats non-mixtes très vraisemblablement aussi, de lire une prise de position aussi claire, ne laissant pas d’hésitation quant à la marche à suivre pour permettre l’accès des internats à tous les étudiants, filles incluses. Nous espérons que le recteur M. Gérard répondra rapidement à cette lettre constructive.

Cependant n’oublions pas que ces problèmes de discrimination envers les jeunes filles ne concernent pas que les lycées de la région Ile-de-France. Nous attendons donc que les autres présidents de région se prononcent aussi clairement, en accord avec la position de M. Huchon.

Tim, bénévole à l’association Paris-Montagne

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9
nov.
2009
0 comm.

Je suis entrée en classe préparatoire en 1994. Habitant en Corse, j’ai fait une année d’hypokhâgne à Aix-en-Provence et mes années de khâgne à Paris. Au lycée Paul Cézanne, à Aix, existait un internat pour filles. Mais pas à Claude Monet à Paris… La seule alternative qui subsistait à l’époque – du moins, selon mes recherches… ayant exclu d’emblée et par principe les internats catholiques –, c’était le Foyer des lycéennes situé à l’autre bout de Paris. Et surtout, ne voulant pas présumer de mon acceptation à Claude Monet, j’ai trop tardé à m’inscrire : il n’y avait déjà plus de places lorsque j’ai considéré cette possibilité.

En la matière, il y a donc une réelle discrimination concernant les filles, c’est certain. Mais je pense qu’il est important de préciser que mon expérience de « fille provincial pauvre » au Lycée Claude Monet à Paris à la fin des années 90 m’a permis de rencontrer une équipe enseignante alliant excellence et humanité. Les professeurs avaient conscience des difficultés que je rencontrais et ont tout fait pour me permettre d’épanouir mes talents littéraires. La classe préparatoire est une chance car, outre le fait qu’elle ouvre la porte des grandes écoles, elle permet de poursuivre un enseignement diversifié pendant deux ou trois ans.

Je crois que le problème dépasse le cadre d’une différence fille/garçon. Il est aussi social. À l’époque, j’étais boursière à critères sociaux. Et après le dépôt du dossier, il fallait attendre… le mois de décembre ! pour toucher de l’argent, certes de façon rétroactive, mais ce qui est tout de même peu pratique pour vivre trois mois, en prépa… L’ouverture des internats aux filles me semble une évidence. Tout comme l’adaptation des aides sociales aux étudiants. J’ai le souvenir d’un très brillant élève de lettres classiques qui a dû interrompre les cours en plaine khâgne car le salaire de son père, chauffeur de taxi – maigre salaire qui l’empêchait néanmoins de prétendre à une bourse – ne suffisait pas.

En parcourant les divers témoignages, j’ai remarqué qu’on parlait beaucoup de « reproduction sociale ». C’est évident. Je l’avais constaté à l’époque : beaucoup d’enfants d’avocats, de médecins ou de professeurs d’université parisiens. Là n’est pas vraiment le problème. Il me semble assez naturel que des enfants élevés dans une famille cultivée et ayant le goût des études se tournent vers des classes préparatoires. Mais la société change peu à peu. Par exemple, les écrivains, il y a un siècle, étaient pour la majorité issus de classes aisées. Aujourd’hui, davantage sont issus de classes moyennes. Il faut permettre aux enfants passionnés, quel que soit leur milieu d’origine, d’avoir la chance de poursuivre un enseignement de qualité. Et en la matière, il faudrait également que les classes préparatoires ne soient pas un jour menacées… Mais c’est un autre débat….

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29
oct.
2009
1 comm.

Vous êtes à ce jour plus de 2000 personnes à soutenir, par vos signatures, le collectif Ouvrons les Portes qui a saisi la HALDE afin de mettre un terme aux discriminations faites aux jeunes filles par l’interdiction d’accès aux internats de certains grands lycées dotés de classes préparatoires aux grandes écoles.

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29
sept.
2009
1 comm.

Novembre 2005. Les banlieues » brûlent ». L’état d’urgence est décrêté en France. Au même moment, au Forum Mondial des sciences à Budapest, une lycéenne présente un mouvement qui permet aux jeunes de découvrir le monde de la recherche en faisant des mini stages en laboratoire.

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21
sept.
2009
0 comm.

Les lycées français proposent près de deux fois moins de lits d’internat aux filles qu’aux garçons. Un déséquilibre qui décourage de nombreuses jeunes femmes d’intégrer les classes préparatoires aux grandes écoles de ces établissements.

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