Ouvrons les portes !
Pour un accès des filles à TOUS les internats de prépa
25
nov.
2009
4 comm.

Hier, le collectif Ouvrons les portes a été reçu par l’équipe de direction et l’équipe pédagogique du lycée d’Etat « Résidence Jean Zay » dit Foyer des Lycéennes.

Mme le proviseur, Françoise Leblond nous a fait rencontrer les deux CPE avec lesquelles elle travaille, ainsi que les deux documentalistes en charge du CDI. Nous avons pu également visiter l’établissement.

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24
nov.
2009
1 comm.

Il y a une semaine nous avons réuni à l’ENS les différents acteurs qui ont un rôle à jouer pour mettre fin à la non mixité de certains internats de lycées avec CPGE en région Ile de France. Nous avons concentré notre action sur la région IDF où se trouvent l’essentiel des lycées à internat non mixte. Pour autant nous veillerons à ce que la situation évolue partout en France.

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21
nov.
2009
0 comm.

Question de Jean Luc Mélenchon et réponse du ministère de l’Education nationale : http://www.senat.fr/questions/base/2005/qSEQ051019861.html

Encore une fois, la question de la mise en mixité n’est pas décorrélée de l’agrandissement des internats… Or comme agrandir les internats est très couteux, cela prend du temps…

Et entre temps… pas de mixité, mais les éternelles solutions alternatives (utiles, mais pas suffisantes!)

Livio

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20
nov.
2009
3 comm.

Un peu loin de là où on organise, je me suis demandé comment je pouvais contribuer à l’action du collectif Ouvrons les Portes.

J’ai donc entrepris d’étudier l’impact de l’internat sur les études. J’ai écrit à la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Performance et la Prospective) pour obtenir des données notamment sur les résultats aux concours en fonction de la présence en internat, et sur le choix d’orientation en fonction de la possibilité d’avoir un internat.

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20
nov.
2009
0 comm.

Dans le Monde d’aujourd’hui : « La commission Juppé-Rocard propose de confier 200 millions d’euros à l’Agence nationale de renouvellement urbain pour financer 5 000 places d’internat pour le secondaire, mais aussi 15 000 places au bénéfice des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles, ainsi que 5 000 places pour des « internats de ville » communs à plusieurs établissements supérieurs. Cinquante millions d’euros sont également prévus pour financer des animateurs afin d’assurer le fonctionnement de ces internats. »

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18
nov.
2009
0 comm.

Lundi 16 novembre, la région Ile de France a réuni l’ensemble des proviseurs et personnels de direction des lycées qui se trouvent sur son territoire. A cette occasion Jean Paul Huchon, président de la région, a rappelé l’engagement considérable de la région IDF pour améliorer les conditions d’enseignement dans les lycées, renforcer la formation des jeunes franciliens et lutter contre les discriminations.

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13
nov.
2009
5 comm.

Le proviseur de Stanislas refuse de participer à notre réunion de concertation avec tous les acteurs impliqués ! Selon lui cela ne le concerne pas, car il est un établissement privé.

Après demande de notre part, il n’a pas souhaité nous donner les raisons pour lesquelles son internat n’est pas ouvert aux filles.

Cher Monsieur le proviseur de Stanislas permettez-moi de vous rappeler que les faits de discrimination s’appliquent aussi aux établissements privés. Nous sommes choqués par votre refus et ne pensez pas que nous en resterons là…

Leïla Perié

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9
nov.
2009
1 comm.

Début octobre, le collectif Ouvrons les Portes a saisi la Halde sur la question des internats réservés à un seul sexe, généralement les garçons. Aussitôt, Valérie Pécresse a réagi de manière très favorable, en déclarant que l’offre de places en internat dans les lycées préparant aux concours des grandes écoles, qui défavorise les filles, est « totalement inacceptable ».

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9
nov.
2009
0 comm.

Le bureau de l’association des anciens élèves du Lycée Chateaubriand vient d’envoyer un mail d’information sur la pétition à tous ses contacts. Espérons que notre mobilisation vous aidera à aller encore plus vite.

Cordialement

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9
nov.
2009
0 comm.

Je suis entrée en classe préparatoire en 1994. Habitant en Corse, j’ai fait une année d’hypokhâgne à Aix-en-Provence et mes années de khâgne à Paris. Au lycée Paul Cézanne, à Aix, existait un internat pour filles. Mais pas à Claude Monet à Paris… La seule alternative qui subsistait à l’époque – du moins, selon mes recherches… ayant exclu d’emblée et par principe les internats catholiques –, c’était le Foyer des lycéennes situé à l’autre bout de Paris. Et surtout, ne voulant pas présumer de mon acceptation à Claude Monet, j’ai trop tardé à m’inscrire : il n’y avait déjà plus de places lorsque j’ai considéré cette possibilité.

En la matière, il y a donc une réelle discrimination concernant les filles, c’est certain. Mais je pense qu’il est important de préciser que mon expérience de « fille provincial pauvre » au Lycée Claude Monet à Paris à la fin des années 90 m’a permis de rencontrer une équipe enseignante alliant excellence et humanité. Les professeurs avaient conscience des difficultés que je rencontrais et ont tout fait pour me permettre d’épanouir mes talents littéraires. La classe préparatoire est une chance car, outre le fait qu’elle ouvre la porte des grandes écoles, elle permet de poursuivre un enseignement diversifié pendant deux ou trois ans.

Je crois que le problème dépasse le cadre d’une différence fille/garçon. Il est aussi social. À l’époque, j’étais boursière à critères sociaux. Et après le dépôt du dossier, il fallait attendre… le mois de décembre ! pour toucher de l’argent, certes de façon rétroactive, mais ce qui est tout de même peu pratique pour vivre trois mois, en prépa… L’ouverture des internats aux filles me semble une évidence. Tout comme l’adaptation des aides sociales aux étudiants. J’ai le souvenir d’un très brillant élève de lettres classiques qui a dû interrompre les cours en plaine khâgne car le salaire de son père, chauffeur de taxi – maigre salaire qui l’empêchait néanmoins de prétendre à une bourse – ne suffisait pas.

En parcourant les divers témoignages, j’ai remarqué qu’on parlait beaucoup de « reproduction sociale ». C’est évident. Je l’avais constaté à l’époque : beaucoup d’enfants d’avocats, de médecins ou de professeurs d’université parisiens. Là n’est pas vraiment le problème. Il me semble assez naturel que des enfants élevés dans une famille cultivée et ayant le goût des études se tournent vers des classes préparatoires. Mais la société change peu à peu. Par exemple, les écrivains, il y a un siècle, étaient pour la majorité issus de classes aisées. Aujourd’hui, davantage sont issus de classes moyennes. Il faut permettre aux enfants passionnés, quel que soit leur milieu d’origine, d’avoir la chance de poursuivre un enseignement de qualité. Et en la matière, il faudrait également que les classes préparatoires ne soient pas un jour menacées… Mais c’est un autre débat….

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