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	<title>Commentaires sur : Témoignage de Marie</title>
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	<description>Pour un accès des filles à TOUS les internats de prépa</description>
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		<title>Par : Jeanne</title>
		<link>http://www.ouvronslesportes.org/2009/09/29/temoignage-de-marie/comment-page-1/#comment-34</link>
		<dc:creator>Jeanne</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 16:21:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ouvronslesportes.org/?p=178#comment-34</guid>
		<description>Bonjour,

La situation est effectivement complexe. J&#039;aimerais toutefois souligner quelques points.

Si je comprends bien votre commentaire, vous parlez d&#039;une discrimination anti-garçons concernant l&#039;accès à un logement privé. Cela dépasse le cadre de notre plainte auprès de la HALDE, qui concerne la discrimination anti-filles vis-à-vis de l&#039;accès aux internats de classes prépas, établissements publics.

S&#039;il est possible que des biais de type &quot;discrimination anti-garçon concernant l&#039;accès à un logement privé&quot; existent, on peut noter qu&#039;ils sont difficilement quantifiables. Et sont accompagnés d&#039;autres phénomènes complexes (traduits par exemple par l&#039;autocensure chez les jeunes filles) qui aboutissent tout de même, au final, à une moindre représentation des filles dans les filières sélectives.

Notre action ne s&#039;inscrit pas dans un monde idéal, et peut elle-même prêter à débat. C&#039;est même souhaitable. Mais nous pensons que le fait qu&#039;une fille ne puisse même pas postuler à l&#039;internat, logement géré par une institution publique, est intolérable, surtout si elle vient d&#039;un milieu modeste.  Pour ces filles, la question n&#039;est pas de savoir s&#039;il est facile ou pas de se loger, mais de savoir s&#039;il est possible ou non d&#039;avoir accès aux classes prépas. Nous pensons que leurs motivation et résultats scolaires devraient leur donner accès à cette formation et à cette voie d&#039;ascension sociale.

Même s&#039;il était avéré qu&#039;il était plus dur pour un garçon de trouver une chambre, ça ne justifie pas qu&#039;on éjecte les filles talentueuses issues de familles modestes d&#039;établissements publics, sous prétexte que ce sont des filles...

En conclusion, pour moi, on peut débattre de la façon de répartir les places à l&#039;intérieur de l&#039;internat, mais pas de la nécessité de les ouvrir aux deux sexes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>La situation est effectivement complexe. J&#8217;aimerais toutefois souligner quelques points.</p>
<p>Si je comprends bien votre commentaire, vous parlez d&#8217;une discrimination anti-garçons concernant l&#8217;accès à un logement privé. Cela dépasse le cadre de notre plainte auprès de la HALDE, qui concerne la discrimination anti-filles vis-à-vis de l&#8217;accès aux internats de classes prépas, établissements publics.</p>
<p>S&#8217;il est possible que des biais de type &laquo;&nbsp;discrimination anti-garçon concernant l&#8217;accès à un logement privé&nbsp;&raquo; existent, on peut noter qu&#8217;ils sont difficilement quantifiables. Et sont accompagnés d&#8217;autres phénomènes complexes (traduits par exemple par l&#8217;autocensure chez les jeunes filles) qui aboutissent tout de même, au final, à une moindre représentation des filles dans les filières sélectives.</p>
<p>Notre action ne s&#8217;inscrit pas dans un monde idéal, et peut elle-même prêter à débat. C&#8217;est même souhaitable. Mais nous pensons que le fait qu&#8217;une fille ne puisse même pas postuler à l&#8217;internat, logement géré par une institution publique, est intolérable, surtout si elle vient d&#8217;un milieu modeste.  Pour ces filles, la question n&#8217;est pas de savoir s&#8217;il est facile ou pas de se loger, mais de savoir s&#8217;il est possible ou non d&#8217;avoir accès aux classes prépas. Nous pensons que leurs motivation et résultats scolaires devraient leur donner accès à cette formation et à cette voie d&#8217;ascension sociale.</p>
<p>Même s&#8217;il était avéré qu&#8217;il était plus dur pour un garçon de trouver une chambre, ça ne justifie pas qu&#8217;on éjecte les filles talentueuses issues de familles modestes d&#8217;établissements publics, sous prétexte que ce sont des filles&#8230;</p>
<p>En conclusion, pour moi, on peut débattre de la façon de répartir les places à l&#8217;intérieur de l&#8217;internat, mais pas de la nécessité de les ouvrir aux deux sexes.</p>
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		<title>Par : Gombaud</title>
		<link>http://www.ouvronslesportes.org/2009/09/29/temoignage-de-marie/comment-page-1/#comment-19</link>
		<dc:creator>Gombaud</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 12:56:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ouvronslesportes.org/?p=178#comment-19</guid>
		<description>Bonjour,
les politiques anti-discrimination partent d&#039;une bonne idée. Le cas des internats des lycées parisiens doit toutefois être replacé dans le contexte de la vie étudiante à Paris.
Quand j&#039;étais interne au lycée Henri IV j&#039;avais des amies qui bénéficiait de places dans des foyers pour jeunes filles, des résidences pour jeunes filles, des chambres pour jeunes filles. Globalement, quand on vient de province, il est beaucoup plus difficile de trouver un hébergement à Paris quand on est un garçon qu&#039;une fille. D&#039;abord, les foyers catholiques ne sont pas mixtes. Ensuite beaucoup de chambres de bonne, dans les beaux quartiers comme le cinquième, sont réservées par les propriétaires à de jeunes filles. Les étudiants masculins font plus de bruit, sont moins propres et moins sérieux etc. Les préjugés ont la vie dure. Tous les garçons qui en font la demande n&#039;ont pas la chance d&#039;avoir une place en internat. La galère est alors, pour eux, parfois plus difficile. Pensez-y également, derrière la question de principe il y a des réalités qui ne vont pas toujours dans le même sens. Et on pourrait compter le nombre de garçons qui abandonnent leurs études à cause de problèmes de logement. Je ne suis pas sûr qu&#039;il soit moins élevé que celui des filles. Pouvez-vous, pour fixer les idées, recenser le nombre de chambres sur Paris réservées exclusivement aux étudiantes et nous faire parvenir ce chiffre pour compléter votre enquête. Merci de votre attention à ce témoignage, qui ne va pas tout à fait dans votre sens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
les politiques anti-discrimination partent d&#8217;une bonne idée. Le cas des internats des lycées parisiens doit toutefois être replacé dans le contexte de la vie étudiante à Paris.<br />
Quand j&#8217;étais interne au lycée Henri IV j&#8217;avais des amies qui bénéficiait de places dans des foyers pour jeunes filles, des résidences pour jeunes filles, des chambres pour jeunes filles. Globalement, quand on vient de province, il est beaucoup plus difficile de trouver un hébergement à Paris quand on est un garçon qu&#8217;une fille. D&#8217;abord, les foyers catholiques ne sont pas mixtes. Ensuite beaucoup de chambres de bonne, dans les beaux quartiers comme le cinquième, sont réservées par les propriétaires à de jeunes filles. Les étudiants masculins font plus de bruit, sont moins propres et moins sérieux etc. Les préjugés ont la vie dure. Tous les garçons qui en font la demande n&#8217;ont pas la chance d&#8217;avoir une place en internat. La galère est alors, pour eux, parfois plus difficile. Pensez-y également, derrière la question de principe il y a des réalités qui ne vont pas toujours dans le même sens. Et on pourrait compter le nombre de garçons qui abandonnent leurs études à cause de problèmes de logement. Je ne suis pas sûr qu&#8217;il soit moins élevé que celui des filles. Pouvez-vous, pour fixer les idées, recenser le nombre de chambres sur Paris réservées exclusivement aux étudiantes et nous faire parvenir ce chiffre pour compléter votre enquête. Merci de votre attention à ce témoignage, qui ne va pas tout à fait dans votre sens.</p>
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