Novembre 2005. Les banlieues » brûlent ». L’état d’urgence est décrêté en France. Au même moment, au Forum Mondial des sciences à Budapest, une lycéenne présente un mouvement qui permet aux jeunes de découvrir le monde de la recherche en faisant des mini stages en laboratoire.
De retour en France, des chercheurs, des étudiants, des artistes, des citoyens décident de s’unir pour lutter contre les discriminations et ouvrir les portes de la recherche à des jeunes motivé-e-s issus de Zones d’Education Prioritaire (ZEP) en créant la « Science Académie ».
Très vite, nous nous apercevons que les 2/3 des sciences ac’ sont des filles, très motivées par la science et qui s’épanouissent dans le cadre des laboratoires de recherche. Nous leur présentons tous les métiers scientifiques et les filières qui y mènent. Un nombre important d’entre elles s’engagent dans les classes préparatoires.
Vues les distances qui séparent les banlieues des lycées de centre ville et l’importance des internats dans ces filières, elles sont nombreuses à postuler. Malheureusement, malgré le fait qu’elles remplissent toutes les conditions – que ce soit de niveau et d’origine géographique ou sociale – certaines des sciences ac’ se voient interdites de rentrer dans des internats exclusivement réservés aux garçons comme à Henri IV, Chaptal ou Jean-Baptiste Say. Cette discrimination d’un autre âge, qui s’ajoute pour ces science ac’ à des discriminations par l’argent – puisqu’elles n’ont pas les moyens de s’offrir un studio dans le quartier latin – a déjà mené à l’abandon de la prépa.
Nous avons donc décidé de réagir. Avec un collectif d’associations, nous avons décidé de saisir la HALDE pour mettre fin à cette discrimination qui n’a que trop duré et qui est indigne d’une société républicaine. Si, comme nous, vous pensez que plus de 30 ans après l’ouverture de Polytechnique aux filles et 40 ans après un mai 68 où les étudiants revendiquaient la mixité des dortoirs à l’université, il est inadmissible que les boursières ne puissent bénéficier d’un internat équivalent à celui réservé aux garçons, rejoignez-nous et signez, comme moi, la pétition du collectif « Ouvrons les Portes » pour que TOUS les internats soient enfin ouverts aux filles. Sans discrimination.
François Taddei





2 octobre 2009 à 7 h 51 min
Bonjour,
Je milite au sein du groupe la Barbe, qui mène des actions mettant en lumière l’absence de femmes dans les lieux de pouvoir. J’approuve votre démarche, ca très souvent, lors d’actions, on nous rétorque que les femmes sont les bienvenues mais que d’elles-mêmes elles ne se présentent pas aux plus hautes fonctions.
Un de nos arguments de réponse est que le chemin des femmes est semé d’embuches, parfois visibles, parfois plus insidieuses qui ont un effet décourageant. Beaucoup décident de baisser les bras, certaines, refusent de participer à une forme de pouvoir qui fonctionne suivant des codes guerriers auxquels elles n’adhèrent pas.
En revanche, je vous suggère de réviser l’orthographe de votre article qui a de nombreuses reprises conjugue au masculin, quand le féminin devrait être utilisé (par ex: « Un nombre important d’entre eux s’engagent dans les classes préparatoires » ou encore « elles sont nombreux à postuler. »
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