Ouvrons les portes !
Pour un accès des filles à TOUS les internats de prépa
29
sept.
2009
10 comm.

Le collectif Ouvrons les Portes a recensé quinze lycées français dotés de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) dont les internats ne sont pas accessibles aux filles. Six d’entre eux – dont le prestigieux lycée Henri IV – se situent dans la seule ville de Paris. À contrario, le collectif  recense six lycées – souvent dotés uniquement de classes de BCPST - dont les internats sont exclusivement réservés aux filles.

Les lycées dont les internats n’acceptent pas les filles :

1. Stanislas (Paris)

2. Jean-Baptiste Say (Paris)

3. Henri IV (Paris)

4. Chaptal (Paris)

5. Janson de Sailly (Paris)

6. Dorian (Paris)

7. Newton (Clichy La Garenne)

8. Passy Buzenval (Rueil Malmaison)

9. Corneille (Rouen)

10. Benjamin Franklin (Orléans)

11. Ozanam (Lille)

12. Turgot (Limoges)

13. Philippe de Girard (Avignon)

14. La Malgrange (Jarville)

15. Blaise Pascal (Clermont Ferrand)

Les lycées dont les internats n’acceptent pas les garçons :

1. Philippe Dessaignes (Blois)

2. George de la Tour (Metz)

3. Cézanne (Aix en Provence)

4. Gabriel Guist’hau (Nantes)

5. Ernest Renan (Saint Brieuc)

6. Watteau (Valenciennes)

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10 commentaires à “La Black List des Lycées”

  • pauleau :

    obliger le rectorat à payer le différentiel entre la chambre en ville et la chambre en internat en attendant que soit mis en place une possibilité d’internat pour les filles.
    Et priorité en cité universitaire s’il y en a une à proximité. Vérifier la parité d’inscription à cause de l’effet dissuasif des pbs suscités par les candidatures féminines

  • genevieve.d :

    Question: Le Foyer des Lycéennes, vous connaissez?

  • Sophie :

    Bien sûr il y a le foyer des lycéennes, 600 places si je me souviens bien. 600 places c’est bien mais ce n’est pas assez. Et puis, cela fait plus d’une heure de trajet par jour pour les filles acceptées à Henri IV, et les éloigne également de la plus-value culturelle du quartier latin… Elles doivent par exemple renoncer à la facilité de la bibliothèque Ste Geneviève, aux cinémas. Peut-on encore dire que l’égalité des chances filles-garçons est respectée dans ces conditions ?

  • Loïc :

    j’ai été pendant 4 ans prof de CPGE au Lycée Chaptal. Chaque année je soulevais le problème car dans les classes scientifiques BCPST dans lesquelles j’enseignais il y avait plus de 50% de filles… pour ma part, je ne comprends même pas que les internats ne puissent pas être mixte surtout lorsqu’il s’agit l’étudiants et étudiantes majeures…de fait, celles qui étaient au foyer des lycéennes avaient plus d’une heure de trajet en plus que les jeunes gens de la même classe qui étaient, eux, à 2 minutes de chez eux!
    la proposition d’un internat mixte soulevait toujours des réprobations et des remarques sur la trop grande proximité entre personnes susceptibles d’attractivité sexuelle réciproque. Il y a de quoi rire non? Les résidences étudiantes ne sont-elles pas mixtes? Et en 2009 en est-on encore à n’imaginer les « danger » de cette attractivité qu’entre personnes de sexes opposés?… Allons… cela rappelle les lycées de versailles refusant toujours la mixité des classes dans les années 80, c’est-à-dire 15 ans après les autres!
    A moins que tout ceci ne soit qu’un ultime prétexte, certainement vain, à freiner l’accessibilité à des études dans lesquelles les femmes réussissent déjà trop bien!

  • Chantal :

    il y a 25 ans, j’ai renoncé à une prépa à Saint Louis car il n’y avait d’internat que pour les garçons, et, O horreur, je n’ai pas le tuyau qui permet de faire pipi debout.

  • Hélène :

    Vous pouvez ajouter à la black list Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand.
    Le Foyer des lycéennes, oui, moi aussi, j’ai connu. C’était 1h30 de métro par jour. On essayait d’en profiter pour apprendre notre vocabulaire latin, mais on ne peut pas dire que ça rentrait remarquablement bien, et c’était très fatigant. C’était il y a vingt ans, et déjà très choquant.
    Je crois que le seul moyen de mettre la pression sur les lycées parisiens qui pratiquent cette discrimination est de leur faire savoir qu’on passe à la concurrence. J’ai été très heureusement surprise, par exemple, de voir que Louis-Le-Grand avait eu l’intelligence d’ouvrir son internat aux filles (depuis quand, d’ailleurs ?). Cela va finir par se voir sur les résultats d’admission aux concours, et c’est tant mieux.

  • florence :

    Erreur, l’internat du lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand n’accepte pas les FILLES. C’est sympa dans une région où une bonne partie des élèves viennent de loin, voire très loin. Une de mes copines, pourtant brillante, a raté ses concours. Quelle était la part de son heure de marche tous les jours pour aller de l’appartement au lycée, plus les 2 à 3 heures de train et bus par trajet pour aller voir ses parents les week-ends? Sans compter la solitude le soir, alors que les internes bossent ensemble et que les salles d’études même sont interdites aux filles… Je n’avais pas trop de distance, mais dans ma minuscule piaule, impossible d’être à 2, impossible de travailler autrement que seule.

  • florence :

    Et sinon, à Blaise Pascal, les externes garçon pouvaient travailler dans la salle d’étude des internes, mais pas les filles. Et en 1993-1995, il n’y avait pas de salle d’études, donc quand nous avions 1 heure de battement avant les colles, les filles rentraient chez elles ou restaient dans la cour, les garçons allaient à l’internat pour travailler.

  • Ouvrons les portes ! » Des nouvelles de la Halde :

    [...] mis au courant de cette affaire. Pour accentuer la pression sur les lycées de la « Black List » aussi. Le programme à venir de nos actions [...]

  • Ouvrons les portes ! » Bonne nouvelle ! :

    [...] de France concernées à rendre leurs internats mixtes (Liste noire des lycées concernés : http://www.ouvronslesportes.org/2009/09/29/la-black-list-des-lycees/ . Celle-ci sera mise à jour dès confirmation de places en internat pour des filles avec [...]

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